Criblage phytochimique et évaluation biologique d'extraits de sauge grecque (Salvia fruticosa Mill.)

Profilage métabolomique à l'aide de LC-Q-Orbitrap HRMS

En gĂ©nĂ©ral, les Ă©tudes mĂ©tabolomiques sur Salvia les espĂšces en mode d'ionisation nĂ©gatif ont tendance Ă  ĂȘtre plus efficaces que celles en mode positif15. Dans cette Ă©tude, l'analyse des donnĂ©es MS comprenait l'utilisation de bases de donnĂ©es en ligne et locales fournies par le logiciel Compound Discoverer 2.1. De plus, les donnĂ©es recueillies lors d'Ă©tudes mĂ©tabolomiques antĂ©rieures sur Salvia les espĂšces ont Ă©tĂ© collectĂ©es et fusionnĂ©es dans une liste de masse Ă  mettre en Ɠuvre en tant que base de donnĂ©es locale. Au total, 2 704 pics de substances ont Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©s S. fruticosa extraits en analyse en mode ions nĂ©gatifs. AprĂšs avoir filtrĂ© les signaux mineurs (Zone < 104), il y avait 98 mĂ©tabolites, dont 95 ont Ă©tĂ© provisoirement identifiĂ©s, comme le montre le tableau supplĂ©mentaire. S1.

Les profils mĂ©taboliques de chaque extrait ont Ă©tĂ© juxtaposĂ©s et prĂ©sentĂ©s sur la Fig. 1un. Les groupes dominants ont changĂ© selon les diffĂ©rents extraits. Dans ceux obtenus avec des solvants contenant majoritairement de l'eau (SFH2O et SF30), les composĂ©s les plus abondants Ă©taient les acides phĂ©noliques. L’efficacitĂ© d’extraction des composĂ©s terpĂ©noĂŻdes Ă©tait cohĂ©rente avec l’augmentation de l’éthanol dans le solvant utilisĂ© en raison de la nature non polaire de ces composĂ©s. De plus, une carte thermique avec l'intensitĂ© du signal des composĂ©s phytochimiques individuels dĂ©tectĂ©e dans quatre diffĂ©rents S. fruticosa des extraits sont prĂ©sentĂ©s dans la Fig. 1b. La classe de composĂ©s la plus nombreuse dĂ©tectĂ©e dans les extraits Ă©tudiĂ©s Ă©tait celle des terpĂ©noĂŻdes avec 35 composĂ©s, suivis des flavonoĂŻdes (24 composĂ©s), des acides phĂ©noliques et dĂ©rivĂ©s (19 composĂ©s), des saccharides (9 composĂ©s) et d'autres tels que les acides gras, les acides carboxyliques et les composĂ©s non identifiĂ©s. .

Figure 1
figure 1

Chromatogrammes d'ions totaux obtenus par LC-Q-Orbitrap en mode négatif (noir) combinés avec des chromatogrammes enregistrés par le détecteur UV-Vis à 270 nm (orange) (un), défini avec une carte thermique représentant la valeur moyenne de la surface du pic MS des composés identifiés dans quatre différents S. fruticosa extraits : SFH2Extrait O-eau; Extrait éthanolique SF30-30% ; Extrait éthanolique SF70-70% ; Extrait SF100-éthanol (b). Pour l'identité des pics, voir le tableau supplémentaire S1.

Dans le cas de deux extraits les plus polaires (SFH2O et SF30), les acides phĂ©noliques Ă©taient les classes les plus abondantes dans la surface totale du pic. Cette classe Ă©tait reprĂ©sentĂ©e principalement par les dĂ©rivĂ©s de l'acide cafĂ©ique. Le temps de rĂ©tention (RT) du composĂ© 16 avec l'ion prĂ©curseur [MH]ÂŻ Ă  m/z 179.03419 Ă©tait conforme Ă  la RT de la norme sur l'acide cafĂ©ique. Il a Ă©galement gĂ©nĂ©rĂ© un fragment majeur caractĂ©ristique Ă  m/z 135.04414, en raison de la perte de dioxyde de carbone. La forme dĂ©protonĂ©e de l'acide cafĂ©ique a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©e dans des composĂ©s 40 et 41, qui ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme Ă©tant l'acide sagerinique ([MH]ÂŻ Ă  m/z 719.16210) et l'acide rosmarinique ([MH]ÂŻ Ă  m/z 359.0773). L'identification de l'acide rosmarinique a en outre Ă©tĂ© confirmĂ©e par comparaison avec l'Ă©talon. Le mĂȘme ion ou sa perte avait Ă©tĂ© observĂ© pour les composĂ©s 20, 37, 39, 44, 53, 57 et 58, qui a Ă©tĂ© Ă©tayĂ© par une comparaison avec la littĂ©rature et MS2 fragmentation, ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme Ă©tant du salviaflaside ([MH]ÂŻ m/z 521.13012), acide salvianolique B ([MH]ÂŻ Ă  m/z 717.14661), acide isosalvianolique B ([MH]ÂŻ Ă  m/z 717.14667), acide salvianolique K ([MH]ÂŻ Ă  m/z 555.11469), deux isomĂšres F de l'acide salvianolique ([MH]ÂŻ Ă  m/z 313.07205) et l'acide salvianolique C ([MH]ÂŻ Ă  m/z 491.09863).

Dans le cas des deux extraits les plus apolaires (SF70, SF100), la contribution des terpĂ©noĂŻdes Ă©tait la plus Ă©levĂ©e, tandis que dans les extraits restants, cette classe reprĂ©sentait environ un quart de la somme de la surface des pics des composĂ©s identifiĂ©s. Cette classe Ă©tait reprĂ©sentĂ©e principalement par les diterpĂ©noĂŻdes, qui constituaient la classe de composĂ©s non polaires la plus variĂ©e identifiĂ©e dans les extraits Ă©tudiĂ©s. Il s'agissait pour la plupart de diterpĂ©noĂŻdes de type abietane, pour lesquels la fragmentation par ionisation nĂ©gative incluait souvent l'Ă©limination du CO2 (-44 Da), CO (-28 Da), H2O (-18 Da),·CH3 (15 jours). ComposĂ©s 59 ([MH]ÂŻ Ă  m/z 345.17075) et 64 ([MH]ÂŻ Ă  m/z 345.17100) affichaient tous deux des ions attribuables Ă  la perte de molĂ©cule de dioxyde de carbone (m/z 301.18097) et molĂ©cule d'eau (m/z 283.17038 et m/z 283.17041), et ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme Ă©tant le rosmanol et l'Ă©piisorosmanol. ComposĂ© 69 ([MH]ÂŻ Ă  m/z 329.17580) a Ă©tĂ© identifiĂ© comme Ă©tant du carnosol sur la base de son schĂ©ma de fragmentation typique, commençant par la perte de dioxyde de carbone (m/z 285.16604)12,15 et suivi de l'Ă©limination d'un radical mĂ©thyle (m/z 270.16211). Le mĂȘme schĂ©ma de fragmentation s'est produit dans le complexe 80, identifiĂ© comme Ă©tant l'acide 12-mĂ©toxy carnosique ([MH]ÂŻ Ă  m/z 345.20721) avec des fragments de 301.21689 et 286.19385. ComposĂ© 78, avec un ion pseudomolĂ©culaire Ă  m/z 331.19153 [MH]ÂŻ a Ă©tĂ© identifiĂ© comme acide carnosique en raison de la prĂ©sence de fragments correspondant Ă  la perte de dioxyde de carbone et Ă  la perte ultĂ©rieure d'un radical isopropyle (m/z 287.20175 et 244.14687). ComposĂ© 70 a montrĂ© un ion prĂ©curseur Ă  [MH]ÂŻ Ă  m/z 343.15524, qui a gĂ©nĂ©rĂ© des fragments caractĂ©ristiques m/z 315.16028 et m/z 299.160504 via la perte d'Ă©thylĂšne et de dioxyde de carbone, respectivement. Cela nous permet d'identifier le composĂ© 70 comme rosmadial. Deux triterpĂ©noĂŻdes pentacycliques ont Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©s dans les extraits testĂ©s : composĂ© 96 et 97, qui ont Ă©tĂ© provisoirement identifiĂ©s comme Ă©tant respectivement l'acide bĂ©tulinique et l'acide ursolique, avec des ions quasimolĂ©culaires Ă  ([MH]ÂŻ Ă  m/z 455.35340). La prĂ©sence de ces triterpĂ©noĂŻdes a Ă©galement Ă©tĂ© signalĂ©e chez S. fruticosa par Jash et coll.16.

Dans les extraits Ă©tudiĂ©s, notamment ceux Ă  forte teneur en eau (SFH2O, SF30), une part significative d'oligosaccharides et d'acides sucrĂ©s dans la surface totale des pics des composĂ©s identifiĂ©s a Ă©galement Ă©tĂ© notĂ©e. ComposĂ©s 1, 2 et 3 ont Ă©tĂ© provisoirement identifiĂ©s comme Ă©tant le stachyose, le raffinose et le saccharose, car ils sont souvent des sucres de transport majeurs dans le Salvia espĂšces31. ComposĂ©s 4 Ă  8 ont Ă©tĂ© classĂ©s comme acides de sucre. Le modĂšle de fragmentation du composĂ© 6 ([MH]ÂŻ Ă  m/z 135.02875) Ă©tait identique Ă  celui de je-l'acide thrĂ©onique. ComposĂ© 8 ([MH]ÂŻ Ă  m/z 149.0081) fragments gĂ©nĂ©rĂ©s m/z 72.99171, 59.01249 et 87.00734 qui peuvent ĂȘtre observĂ©s en mode ionisation nĂ©gative pour je-( +)-acide tartrique.

Une autre classe majeure de composĂ©s phytochimiques dĂ©tectĂ©s dans S. fruticosa Les extraits Ă©taient des flavonoĂŻdes. La plupart des composĂ©s identifiĂ©s appartenant Ă  cette classe ont Ă©tĂ© attribuĂ©s aux flavones. ComposĂ© 24 a Ă©tĂ© identifiĂ© sans ambiguĂŻtĂ© comme Ă©tant la scutellarine en comparant les temps de rĂ©tention, les spectres UV et les modĂšles de fragmentation MS/MS avec ceux de la norme commerciale. ComposĂ©s 46 et 55 a montrĂ© presque les mĂȘmes ions prĂ©curseurs [MH]ÂŻ Ă  m/z 299.0563 et 299.0562. ComposĂ© 46 a produit les fragments les plus abondants Ă  m/z 284.03253 et 136.98682, composĂ©s de la mĂȘme maniĂšre 55. Ces donnĂ©es correspondent au modĂšle de fragmentation de l'hispiduline ou de la diosmĂ©tine. Puisqu’il y avait une diffĂ©rence dans le temps de rĂ©tention, les deux composĂ©s pourraient ĂȘtre prĂ©sents dans S. fruticosa extraits. ComposĂ© 49 a montrĂ© un ion prĂ©curseur Ă  [MH]ÂŻ Ă  m/z 285.04065 qui a formĂ© des ions produits spĂ©cifiques Ă  m/z 133.02834, 151.00261, 175.03903, conformĂ©ment Ă  ceux rapportĂ©s pour la lutĂ©oline par Velamuri et al.17. ComposĂ© 52 ([MH]ÂŻ Ă  m/z 327.21786) a Ă©tĂ© identifiĂ© comme Ă©tant la salvigĂ©nine (pectolinarigĂ©nine-7-mĂ©thylĂ©ther), car cette flavone a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rapportĂ©e dans S. fruticosa. ComposĂ© 54 a donnĂ© le pic de base [MH]ÂŻ Ă  m/z 269.04578. Ion prĂ©curseur et ions produits Ă  m/z 117.03332 et 151.00264 ont confirmĂ© que ce composĂ© est l'apigĂ©nine. ComposĂ© 56 a donnĂ© l'ion prĂ©curseur [MH]ÂŻ Ă  m/z 329.0668, indiquant que sa formule molĂ©culaire Ă©tait C17H14Ô7. Il a produit des fragments d'ions proĂ©minents Ă  m/z 299.01981 attribuable Ă  la perte de deux groupes mĂ©thyle, et 271.02472, en raison de l'Ă©limination ultĂ©rieure du monoxyde de carbone. Par consĂ©quent, ce pic a Ă©tĂ© identifiĂ© comme Ă©tant la jacĂ©osidine. ComposĂ© 60 a Ă©tĂ© identifiĂ© comme Ă©tant la cisimaritine sur la base d'un ion prĂ©curseur [MH]ÂŻ Ă  m/z 313.07190 et les ions du produit de diagnostic Ă  m/z 298.04694 et 283.02478, indiquant la perte de deux radicaux mĂ©thyle et 255.02974 provenant de l'Ă©limination du monoxyde de carbone. ComposĂ© 62 ([MH]ÂŻ Ă  m/z 283.06137) correspond Ă  un dĂ©rivĂ© de l'apigĂ©nine en considĂ©rant le fragment en m/z 268.03772 et 117.03318. Ion fragment caractĂ©ristique Ă  m/z 240.04193 formĂ© par la perte de monoxyde de carbone conduit Ă  un composĂ© 62 Ă©tant identifiĂ© comme Ă©tant genkwanin. Les schĂ©mas de fragmentation de l'apigĂ©nine, de l'hispiduline, de la cirsimaritine et de la genkwanine Ă©taient cohĂ©rents avec ceux rapportĂ©s par Koutsoulas et al.12. ComposĂ© 50 Ă©tait le seul type d’aglycone de flavonol dĂ©tectĂ© dans les extraits Ă©tudiĂ©s. Avec l'ion prĂ©curseur [MH]ÂŻ Ă  m/z 315.0513 et fragment MS/MS principal Ă  m/z 300,02756 rĂ©sultant de la perte du groupe mĂ©thyle, ce composĂ© a Ă©tĂ© identifiĂ© comme Ă©tant l'isorhamnĂ©tine. ComposĂ© 30 avec un ion pseudomolĂ©culaire [MH]ÂŻ Ă  m/z 609.18329 n'a montrĂ© aucune fragmentation, mais comme cela a Ă©tĂ© signalĂ© prĂ©cĂ©demment dans S. fruticosa18,19, il a Ă©tĂ© provisoirement identifiĂ© comme flavanone-hespĂ©ridine. Les glycosides flavonoĂŻdes trouvĂ©s dans cette Ă©tude Ă©taient principalement des glucosides avec un fragment caractĂ©ristique de 162 Da, des glucuronides (176 Da) et des rutinosides (308 Da). Glucoside de lutĂ©oline (composĂ© 22 avec [MH]ÂŻ Ă  m/z 447.09344) est prĂ©sent dans la plupart des publications concernant la composition chimique du S. fruticosa extraits12,18,19,20,21. ComposĂ© 26 a montrĂ© un ion prĂ©curseur [MH]ÂŻ Ă  m/z 491.0836 et a Ă©tĂ© identifiĂ© comme Ă©tant le glucuronide d'isorhamnĂ©tine, rapportĂ© plus tĂŽt dans S. fruticosa seulement par GĂŒrbĂŒz et al.22. ComposĂ© 27 ([MH]ÂŻ Ă  m/z 577.15668), identifiĂ© comme apigĂ©nine-rutinoside, a Ă©galement Ă©tĂ© trouvĂ© dans la sauge grecque par Cvetkovikj et al.21.

La prĂ©sence d'acides gras a Ă©galement Ă©tĂ© observĂ©e dans S. fruticosa extraits. ComposĂ©s 63 et 73 ont Ă©tĂ© provisoirement identifiĂ©s comme Ă©tant deux acides gras polyinsaturĂ©s. ComposĂ© 63 a Ă©tĂ© attribuĂ© comme acide dihydroxyoctadĂ©cadiĂ©noĂŻque (C18H31Ô4ÂŻ). ComposĂ© 73 produit un ion prĂ©curseur [MH]ÂŻ Ă  m/z 295.22803 et fragments caractĂ©ristiques Ă  m/z 277.21738 ([MHH2O]− et 195,13837 [M-(CHO-(CH2)4-CH3)-H]ÂŻ, indiquant la position du groupe hydroxyle Ă  13 atomes de carbone. Ainsi, il a Ă©tĂ© identifiĂ© comme Ă©tant l’acide 13-hydroxy-9,11-octadĂ©cadiĂ©noĂŻque. Aussi dans S. fruticosa extrait la prĂ©sence du glucoside de l'acide tuberonique (m/z 387.16644) (composĂ© 14) qui est une hormone de croissance, a Ă©tĂ© observĂ©e.

Analyse quantitative des principaux composés phytochimiques

Une quantification des principaux composés phénoliques dans divers extraits de S. fruticosa du poids sec de matiÚre végétale (mg/g DW) est présenté dans le tableau 1. La teneur en acide caféique, scutellarine, acide salvianolique B, acide rosmarinique, acide carnosique et carnosol a été calculée sur la base de courbes d'étalonnage d'étalons authentiques, tandis que la teneur en autres composés a été estimée par rapport à l'étalon disponible le plus similaire.

Tableau 1 Teneur en composés phénoliques majeurs (mg/g DW) déterminée dans quatre S. fruticosa extraits (SFH2Extrait O-eau; Extrait éthanolique SF30-30% ; Extrait éthanolique SF70-70% ; SF100-éthanol) par HPLC-PDA.

Dans l’ensemble, le composĂ© le plus abondant dans les extraits de sauge est l’acide rosmarinique, qui est un acide phĂ©nolique et un dimĂšre de l’acide cafĂ©ique. La concentration la plus Ă©levĂ©e d'acide rosmarinique parmi tous les Ă©chantillons testĂ©s a Ă©tĂ© trouvĂ©e dans le SF70 (31,56 ± 1,88 mg/g DW), ce qui correspond Ă  la concentration d'acide rosmarinique dans S. fruticosa collectĂ©s en Croatie (29,10 ± 0,21 mg/g DW), rapportĂ©s par Mervić et al.23. Une teneur encore plus Ă©levĂ©e (60,73 mg/g DW) a Ă©tĂ© rapportĂ©e dans l'extrait mĂ©thanolique de la variĂ©tĂ© grecque de sauge Ă©tudiĂ©e par Sarrou et al.19, mais dans cette Ă©tude, l’utilisation d’alcool pur comme solvant n’a pas entraĂźnĂ© le rendement le plus Ă©levĂ© en acide rosmarinique. Concentration d'acide rosmarinique dans la perfusion (SFH2O) Ă©tait beaucoup plus faible (4,96 ± 0,65 mg/g DW) que dans d'autres extraits, ce qui ne concorde pas avec les rĂ©sultats d'une comparaison similaire effectuĂ©e pour la variĂ©tĂ© turque de S. fruticosa par Tekin18. L'acide cafĂ©ique a Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© dans tous les extraits Ă©tudiĂ©s Ă  des concentrations similaires (0,13 Ă  0,15 mg/g DW), dix fois infĂ©rieures Ă  celles rapportĂ©es par Mervić et al.23. Cependant, peu d’acides salvianoliques, qui appartiennent aux principaux trimĂšres dĂ©rivĂ©s de l’acide cafĂ©ique dans les plantes de sauge, Ă©taient prĂ©sents en plus grande quantitĂ©. La concentration la plus Ă©levĂ©e d'acide salvianolique B a Ă©tĂ© obtenue dans les extraits SF70 et SF30 (6,86 ± 0,93 mg/g DW et 6,52 ± 0,48 mg/g DW). L'acide salvianolique K Ă©tait le plus abondant dans l'extrait ST30 avec une concentration de 6,25 ± 1,0 mg/g DW. Selon les donnĂ©es prĂ©sentĂ©es par Cvetkovikj et al.21, la concentration maximale d'acide salvianolique K parmi plusieurs populations grecques Ă©tudiĂ©es de S. fruticosa Ă©tait de 7,20 mg/g de poids sec.

Les composés terpénoïdes les plus abondants dans S. fruticosa sont l'acide carnosique et le carnosol, qui appartiennent tous deux à la famille des diterpénoïdes abietane12. La teneur la plus élevée en acide carnosique a été observée dans le SF100 (14,82 ± 1,66 mg/g DW), suivi du SF70 (13,88 ± 2,52 mg/g DW), ce qui n'est pas statistiquement différent. Ces résultats sont en accord avec la teneur mesurée en extrait méthanolique par Kallimanis et al.24 qui était de 12,5 ± 1,6 mg/g de poids sec. La quantité de carnosol dans l'extrait SF70 était de 7,88 ± 1,33 mg/g DW et concordait avec celle rapportée par Sarrou et al.19. Le salviol, le troisiÚme terpénoïde le plus abondant dans les extraits étudiés, est un méroterpénoïde dérivé de l'abiétane diterpénoïde-ferruginol et est commun dans d'autres espÚces grecques de sauge, par exemple S. pomifera25. Ce composé n'a pas encore été signalé dans S. fruticosa; cependant, il était présent dans la plupart des extraits étudiés avec la teneur la plus élevée : 7,37 ± 0,71 mg/g DW dans SF70.

Le troisiĂšme groupe de bioactifs dĂ©tectĂ©s dans S. fruticosa les extraits Ă©taient des flavonoĂŻdes. La scutellarine est l'un des flavonoĂŻdes courants prĂ©sents dans la sauge.26. C'Ă©tait le flavonoĂŻde le plus abondant dans les extraits Ă©tudiĂ©s avec un rendement similaire : 7,77 ± 0,48 mg/g DW, 8,92 ± 1,56 mg/g DW et 7,35 ± 0,9 mg/g DW dans SFH.2Extraits O, SF30 et SF70, respectivement. Les concentrations de lutĂ©oline rutinoside et de lutĂ©oline glucoside Ă©taient similaires dans tous les extraits Ă©tudiĂ©s et variaient entre 1,03 et 1,98 mg/g de poids sec, ce qui ne correspond pas aux donnĂ©es rapportĂ©es par Tekin et al.18, oĂč les concentrations de ces composĂ©s dans les infusions de sauge Ă©taient deux Ă  trois fois plus Ă©levĂ©es que dans les extraits Ă  l'Ă©thanol.

Les acides phĂ©noliques, les flavonoĂŻdes et les terpĂ©noĂŻdes sont des composĂ©s bioactifs typiques de S. fruticosa. Comme le montre le tableau 1, le rendement de l'extraction Ă©tait fortement affectĂ© par la teneur en Ă©thanol du solvant. L’extraction avec de l’éthanol 70% a fourni le rendement total le plus Ă©levĂ© en bioactifs, contrairement Ă  l’extraction avec de l’eau uniquement. La diffĂ©rence est clairement visible dans le rendement en acides phĂ©noliques et en terpĂ©noĂŻdes, qui dans le SF70 Ă©tait respectivement trois fois supĂ©rieur et sept fois supĂ©rieur. Le rendement d'extraction maximal des flavonoĂŻdes a Ă©tĂ© obtenu avec l'Ă©thanol 30%, mais il n'Ă©tait que lĂ©gĂšrement supĂ©rieur Ă  celui obtenu avec l'Ă©thanol 70%. En considĂ©rant tous les groupes de bioactifs Ă©tudiĂ©s, l'Ă©thanol 70% est considĂ©rĂ© comme le meilleur solvant parmi ceux testĂ©s pour l'extraction de composĂ©s bioactifs de S. fruticosa.

Activité antioxydante

La prĂ©sence de composĂ©s prĂ©sentant une activitĂ© antioxydante dans la matiĂšre vĂ©gĂ©tale est devenue un aspect important dĂ©finissant ses propriĂ©tĂ©s bĂ©nĂ©fiques pour la santĂ©. Dans le cas de diverses espĂšces de sauge, leur forte activitĂ© antioxydante est principalement due Ă  des composĂ©s phĂ©noliques. Dans les Ă©tudes prĂ©sentĂ©es, l’activitĂ© antioxydante totale a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©e pour S. fruticosa extraits prĂ©parĂ©s avec des extractants de polaritĂ© diffĂ©rente. De plus, l’activitĂ© antioxydante a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©e pour certains composĂ©s phĂ©noliques typiques de la sauge et appartenant Ă  diverses classes de mĂ©tabolites secondaires tels que les acides phĂ©noliques, les flavones et les diterpĂ©noĂŻdes.

L'Ă©tude prĂ©sentĂ©e a comparĂ© les rĂ©sultats des trois tests spectrophotomĂ©triques les plus populaires utilisant les rĂ©actifs ABTS, DPPH et Folin – Ciocalteu (F – C). Les tests ABTS et DPPH sont largement utilisĂ©s pour dĂ©terminer l’activitĂ© d’élimination des radicaux libres des extraits, tout comme les composĂ©s purs. Pour S. fruticosa extraits, l'activitĂ© antioxydante calculĂ©e dĂ©crit le nombre de molĂ©cules ABTS ou DPPH rĂ©duites par les antioxydants dĂ©rivĂ©s de 1 g de matiĂšre sĂ©chĂ©e aprĂšs 10 min de rĂ©action. Ces valeurs ont Ă©tĂ© calculĂ©es dans la plage linĂ©aire de la mĂ©thode et exprimĂ©es comme la pente de la ligne dĂ©crivant la relation entre le nombre de millimoles rĂ©duites d'oxydants et diverses quantitĂ©s d'Ă©chantillons testĂ©s – en grammes de matiĂšre sĂšche dans les mĂ©langes rĂ©actionnels (Fig. 2b).

Figure 2
figure 2

L'activité antioxydante des standards (acide caféique, scutellarine, acide salvianolique B, acide rosmarinique, acide carnosique, carnosol et trolox) et S. fruticosa extraits : SFH2Extrait O-eau; Extrait éthanolique SF30-30% ; Extrait éthanolique SF70-70% ; Extrait SF100-éthanol, testé in vitro avec les réactifs ABTS, DPPH et F-C présentés sous forme de graphiques montrant les courbes de dépendance du réactif réduit par les normes testées (un) ou des extraits (b) et exprimées en pentes des courbes égales aux milomoles de réactif réduites de 1 g d'échantillon testé (c) défini avec les profils antioxydants des extraits, enregistrés à 734 nm aprÚs dérivatisation post-colonne avec ABTS, avec les principales classes d'antioxydants sur les diagrammes circulaires (d). Pour l'identité des pics, voir le tableau supplémentaire S1.

L'Ă©tude inclut Ă©galement la mĂ©thode avec le rĂ©actif Folin – Ciocalteu. Il consiste en le transfert d'Ă©lectrons en milieu alcalin de composĂ©s comportant des groupes hydroxyles actifs vers des complexes d'acide phosphotungstique phosphomolybdique. La capacitĂ© rĂ©ductrice dans ce cas a Ă©tĂ© exprimĂ©e en nombre de millimoles d’équivalents d’acide gallique, qui formaient un complexe bleu et Ă©taient dĂ©rivĂ©es de 1 g de matiĂšre sĂšche de la plante. La mĂȘme approche a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour les substances pures sĂ©lectionnĂ©es prĂ©sentes dans la sauge, telles que : l'acide cafĂ©ique, l'acide carnosique, le carnosol, l'acide salvianolique B, la scutellarine, l'acide rosmarinique et en plus pour l'antioxydant de rĂ©fĂ©rence, le trolox (Fig. 2un). Une telle mĂ©thode de dĂ©termination et de calcul de l'activitĂ© antioxydante du matĂ©riel vĂ©gĂ©tal et des substances pures a Ă©tĂ© dĂ©crite prĂ©cĂ©demment par Kusznierewicz et al.27 et Baranowska et coll.28, respectivement. Les valeurs de pente rĂ©sultantes ont Ă©tĂ© tracĂ©es sur des axes distincts pour chaque test effectuĂ© pour les Ă©talons et les Ă©chantillons (Fig. 2c). Chacun des standards phĂ©noliques testĂ©s prĂ©sentait une activitĂ© antioxydante, augmentant dans l'ordre suivant : scutellarine < carnosol < acide carnosique < acide salvianolique B < acide rosmarinique < acide cafĂ©ique. Trois d’entre eux – l’acide salvianolique B, l’acide rosmarinique et l’acide cafĂ©ique – se sont rĂ©vĂ©lĂ©s plus efficaces que le trolox, un composĂ© couramment utilisĂ© comme rĂ©fĂ©rence dans les tests de dĂ©termination de l’activitĂ© antioxydante. L'activitĂ© antioxydante de tous les extraits Ă©tudiĂ©s de S. fruticosa Ă©tait dose-dĂ©pendant dans le test ABTS ainsi que dans le test DPPH. Par consĂ©quent, Ă  mesure que la quantitĂ© d’extrait ajoutĂ©e au mĂ©lange rĂ©actionnel augmente, le pouvoir rĂ©ducteur envers ces radicaux augmente Ă©galement. L’activitĂ© antioxydante totale la plus faible a Ă©tĂ© observĂ©e pour l’extrait SF100, suivie d’une activitĂ© presque deux fois plus Ă©levĂ©e pour le SFH.2O, et prĂšs de quatre fois plus Ă©levĂ© pour le SF30 et le SF70. Les rĂ©sultats du test F – C ont suivi la mĂȘme tendance que ceux de l'ABTS et du DPPH avec une corrĂ©lation de Pearson de 0,99, ce qui indique que l'activitĂ© antioxydante des extraits dĂ©pend fortement de la teneur en composĂ©s phĂ©noliques, comme l'ont dĂ©montrĂ© Lantzouraki et al.29.

Sur la base du contenu de 6 composĂ©s phytochimiques sĂ©lectionnĂ©s pour ĂȘtre testĂ©s dans les extraits (tableau 1) et les activitĂ©s antioxydantes dĂ©terminĂ©es pour eux et pour les extraits (Fig. 2a,c), nous pouvons dĂ©terminer la contribution estimĂ©e de ces composĂ©s Ă  l’activitĂ© antioxydante totale des extraits individuels. Dans le cas de SFH2Extraits O, SF30 et SF70, 6 composĂ©s sĂ©lectionnĂ©s, en fonction du test, couvraient thĂ©oriquement respectivement 21 Ă  301 TP3T, 45 Ă  631 TP3T et 64 Ă  861 TP3T de l'activitĂ© antioxydante totale dĂ©terminĂ©e. Ces rĂ©sultats suggĂšrent la prĂ©sence possible d’autres antioxydants supplĂ©mentaires dans ces extraits et/ou leurs effets synergiques. Ce n'est que dans le cas de l'extrait SF100 que la somme des activitĂ©s des 6 composĂ©s standards a dĂ©passĂ© l'activitĂ© totale dĂ©terminĂ©e de cet extrait allant de 20 Ă  49%, selon le test utilisĂ©. Une telle observation pourrait ĂȘtre le rĂ©sultat d’éventuelles interactions antagonistes entre les composĂ©s phytochimiques prĂ©sents dans ce type d’extrait.

Des informations plus dĂ©taillĂ©es sur les types d'antioxydants prĂ©sents dans les produits testĂ©s S. fruticosa Les extraits ont Ă©tĂ© obtenus en utilisant une dĂ©rivatisation post-colonne HPLC avec le rĂ©actif ABTS. Les profils antioxydants obtenus par cette mĂ©thode, ainsi que la contribution des diffĂ©rentes classes d'antioxydants dans l'activitĂ© antioxydante totale, sont prĂ©sentĂ©s dans la Fig. 2d. En plus des 6 antioxydants standards testĂ©s prĂ©cĂ©demment, le S. fruticosa les extraits contenaient Ă©galement d'autres antioxydants tels que l'acide przewalskinique A, le salviaflaside, le rutinoside de lutĂ©oline, le glucoside de lutĂ©oline, le glucuronide d'isorhamnĂ©tine, le cafĂ©oylglycoside de coumaroyl, l'acide salvianolique K et l'acide salvianolique F. Profils caractĂ©risĂ©s par le plus grand nombre et la plus grande taille de pics nĂ©gatifs indiquant la rĂ©duction et la dĂ©coloration de Des radicaux ABTS ont Ă©tĂ© observĂ©s pour les extraits SF70 et SF30. MalgrĂ© la similitude des profils antioxydants de ces deux Ă©chantillons, l'intensitĂ© des signaux communs Ă©tait plus Ă©levĂ©e pour le SF70 et une activitĂ© supplĂ©mentaire provenant des diterpĂ©noĂŻdes a Ă©galement Ă©tĂ© remarquĂ©e. Ce n'est que dans les profils des extraits SF70 et SF100 que l'on a observĂ© des pics nĂ©gatifs provenant des diterpĂ©noĂŻdes, avec leur part dans l'activitĂ© antiradicalaire totale Ă  15 et 34%, respectivement. Le principal antioxydant prĂ©sent dans tous les extraits contenant de l’éthanol Ă©tait l’acide rosmarinique – l’acide phĂ©nolique le plus abondant et l’un des antioxydants les plus puissants parmi les standards Ă©tudiĂ©s. Le mĂȘme rĂ©sultat a Ă©galement Ă©tĂ© rapportĂ© pour S. officinalis et S. hispanica extraits30,31.

En extrait aqueux (SFH2O) l'activité antioxydante provenait principalement de deux composés : l'acide przewalskinique A et la scutellarine, car l'extraction de l'acide rosmarinique avec de l'eau seule était moins efficace.

Activité inhibitrice de la xanthine oxydase

L'enzyme xanthine oxydase (XO) catalyse l'oxydation de l'hypoxanthine et de la xanthine en acide urique, dont un excÚs dans le sang provoque le développement de la goutte. Lors de la réoxydation XO, l'oxygÚne moléculaire agit comme un accepteur d'électrons, produisant un radical superoxyde et du peroxyde d'hydrogÚne. Par conséquent, XO est considéré comme une source biologique importante de radicaux superoxydes qui, avec d'autres espÚces réactives de l'oxygÚne, contribuent au stress oxydatif de l'organisme et sont impliqués dans de nombreux processus pathologiques tels que l'inflammation, l'athérosclérose, le cancer, le vieillissement, etc.32. Une approche thérapeutique récente du traitement de l'hyperuricémie consiste à inhiber l'enzyme XO. Divers médicaments contenant des inhibiteurs de XO (allopurinol, fébuxostat) ont été développés, dont l'utilisation est malheureusement associée à certains effets secondaires. Pour cette raison, on recherche constamment des inhibiteurs naturels de XO qui pourraient constituer une alternative à ces composés synthétiques. Il existe des rapports dans la littérature sur la capacité de plusieurs espÚces de Salvia (S. plebeia, S. miltiorrhiza, S. verbenaca) pour inhiber XO33,34,35, par conséquent, l'apparition possible de cette activité a également été testée dans les zones étudiées. S. fruticosa extraits. En outre, l'activité inhibitrice de XO a également été déterminée dans certains composés phénoliques typiques de la sauge, tels que : l'acide caféique, l'acide carnosique, le carnosol, l'acide salvianolique B, la scutellarine, l'acide rosmarinique et en outre, à titre de référence, l'allopurinol, inhibiteur de XO.

La transformation de la xanthine (substrat) en acide urique (produit) par XO avec ou sans la prĂ©sence d'Ă©chantillons testĂ©s a Ă©tĂ© suivie Ă  l'aide de HPLC-PAD Ă  285 nm (Fig. 3un). L'activitĂ© enzymatique a Ă©tĂ© calculĂ©e comme le pourcentage de la surface du pic d'acide urique formĂ© en prĂ©sence de l'Ă©chantillon testĂ© par rapport au contrĂŽle sans ajout de l'Ă©chantillon (Fig. 3b). L'inhibition de l'enzyme XO a Ă©tĂ© exprimĂ©e sous forme d'IC50 valeur, c'est-Ă -dire la masse du poids standard ou sec de l'Ă©chantillon (ÎŒg) capable de rĂ©duire l'activitĂ© enzymatique Ă  50% (Fig. 3avant JC).

figure 3
figure 3

Les exemples de chromatogrammes HPLC Ă  285 nm de mĂ©langes post-rĂ©action contenant (de haut en bas) : xanthine ; la xanthine et la xanthine oxydase (XO); xanthine, XO et inhibiteur (un), qui ont servi de base Ă  la prĂ©paration des tracĂ©s reprĂ©sentant les courbes d'activitĂ© XO en prĂ©sence des standards testĂ©s (acide cafĂ©ique, scutellarine, acide salvianolique B, acide rosmarinique, acide carnosique, carnosol et allopurinol) ou S. fruticosa extraits (SFH2Extrait O-eau; Extrait Ă©thanolique SF30-30% ; Extrait Ă©thanolique SF70-70% ; SF100 – extrait Ă©thanolique) (b), qui ont Ă©tĂ© utilisĂ©s pour dĂ©terminer le paramĂštre IC50, c'est-Ă -dire les microgrammes de l'Ă©chantillon testĂ© nĂ©cessaires pour rĂ©duire l'activitĂ© XO Ă  50% (c).

L'allopurinol, un inhibiteur connu de XO, a Ă©tĂ© utilisĂ© comme rĂ©fĂ©rence, avec une CI50 valeur de 0,15 ”g (5,5 ”M). Tous les standards Ă©tudiĂ©s ont montrĂ© l'activitĂ© inhibitrice de XO avec un IC50 allant de 0,1 Ă  3,15 ”g (2,8 Ă  43,8 ”M). L'activitĂ© inhibitrice de XO a augmentĂ© dans l'ordre suivant : acide rosmarinique < acide carnosique < scutellarine < acide salvianolique B < carnosol < acide cafĂ©ique. L'acide cafĂ©ique a montrĂ© la CI la plus basse50 valeur (0,1 ”g; 2,8 ”M), indiquant la plus forte activitĂ© inhibitrice de XO parmi les composĂ©s testĂ©s. Il Ă©tait encore plus puissant que l'allopurinol, ce qui est incompatible avec les donnĂ©es prĂ©sentĂ©es par Wan et al.36 et Flemmig et coll.37, oĂč le CI50 de l'acide cafĂ©ique Ă©tait respectivement prĂšs de 8 ou 2 fois infĂ©rieure Ă  celle de l'allopurinol. Ces diffĂ©rences peuvent rĂ©sulter de l'origine des XO sĂ©lectionnĂ©s pour les tests. Dans les Ă©tudes citĂ©es, une oxydase issue du lait bovin a Ă©tĂ© utilisĂ©e, tandis que pour cette Ă©tude, une oxydase microbienne a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©e. Dans cette Ă©tude, l'acide rosmarinique avait le taux d'inhibition le plus faible de XO (3,2 ÎŒg ; 43,8 ÎŒM), mais Ghallab et al.38 rapportĂ© qu'une combinaison synergique d'allopurinol et d'acide rosmarinique peut rĂ©duire la dose de drogues synthĂ©tiques nĂ©cessaire. XO a Ă©tĂ© inhibĂ© par toutes les Ă©tudes S. fruticosa extraits, bien que plus de 1 000 fois moins efficace que l’allopurinol, conformĂ©ment aux donnĂ©es rapportĂ©es pour d’autres Salvia espĂšces. La scutellarine et d'autres flavones ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©crites comme de puissants inhibiteurs de XO.39. Bien qu'il n'y ait qu'une lĂ©gĂšre diffĂ©rence dans la teneur totale en flavonoĂŻdes entre l'extrait SF30 et SF70, et que la teneur en autres composĂ©s anti-inflammatoires soit plus favorable Ă  l'extrait SF70, le SF30 avait la plus forte capacitĂ© Ă  inhiber l'activitĂ© XO. Le CI50 la valeur du SF30 Ă©tait de 50 Όg et, sur la base de ce paramĂštre, l'activitĂ© anti-inflammatoire potentielle du SF70, du SF100 et du SFH2Les extraits d’O ont Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©s comme Ă©tant respectivement 3, 4 et 5 fois plus faibles.

[annonce_2]

Lien source

Partager cette page

ARTICLES LIÉS

fr_FRFrench